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D'Angoisse (en Dordogne) à La Joie (en Charente Maritime), un voyage en brouette...

218 kilomètres en treize étapes pour essayer de rattraper la joie qui s'enfuit et refuser les peurs qu'on nous inflige. Pari tenu pour Vieux Néon... et pour toutes celles et ceux qui l'ont accueilli, soutenu, applaudi. Il n'a rien fait de grandiose, sinon matérialiser un lien de bitume entre des personnes qui entendent bien rester pleinement vivantes, partager avec elles sa cagnotte de mots drôles et pensés, trois apophtegmes, un chapelet de calembours et quelques lettres à des inconnus...

À suivre : le film d'Arthur d'Haeyer, qui vogua non loin, et dont la sortie est prévue pour cet automne.

 


À gauche, Damien Noury en pleine énergie, la bouilloire à mots chuinte et slame avec virtuosité, et ça vous chauffe une salle comme dix volcans. Mais avant l'incandescence vespérale, il y a eu le froid du jour, l'apprivoisement de l'attente. À droite, les musiciens de Trobaraitz viennent d’arriver, le poêle ronfle mais la salle est encore frisquette. Pourtant les artistes bossent déjà sur le plateau.

Parce que le spectacle vivant, c'est une histoire de feu qu'il faut chaque fois rallumer, qui couve et qu'on attise, qu'on maitrise, pour arriver juste à la bonne température juste au bon moment.


Décembre, c'est le temps du calendrier de l'Avent.

Au Grandiloquent, on a ouvert deux cases du calendrier... des avant-spectacles.

Avant le concert de Là, le trio magique que Baptiste Boiron compose avec Frédéric Gastard et Bruno Chevillon, les saxos se reposent et la baleine-contrebasse s'allonge doucement sur le plateau.

Avant les Contes du Cerf, dans la loge, Perrine et Rota, du Colectivo Sopa de Piedras se détendent au pied de l'imposante montagne de papier qu'ils ont domptée durant leur résidence.

Avant ces représentations, un peu partout dans nos alentours, des gens s'apprêtent. Et le miracle de la rencontre adviendra, comme à chaque fois. Car au spectacle vivant, la magie de Noël, c'est toute l'année.


Des jeux avec les mots ponctués de chansons (celles de Franck Jégoux), des feuilles folles dans et autour du Grandiloquent ( disséminées par Christelle Taillandier, Armelle Thaï, la Malette de Sophie, l'Atelier de l'Arbre double, Vieux Néon et la Fabrique à papier de Monsieur Pillotoux) et hop, l'automne arrive. Colette, Aline, Salomé et Yann sont les brillants lauréats du 5ème Concours de Grandiloquence. Baptiste Boiron souffle sur la braise du jazz contemporain à la rencontre de Rimbaud devant nos anciens de la Mapa puis au Melrandais. C'était vraiment vivant, tout ça ! Ce sont nos médocs contre l'ennui et la résignation.


Et le Grandiloquent, vaisseau-amiral et local d'une culture "autrement" continue de fièrement voguer en rive de Sarre. Un public qui ne cesse de s'élargir au fil des propositions : Roland Becker pour une passionnante conférence sur le mariage breton, Gwénaël de Boodt et Hélène Bas qui musiquent et meuvent l'horloge poétique de leurs Heures aux Arrêts, Martin Devaud et l'univers très personnel de ses Contes de Faits, Alice Khayati et Cécilia Méllon qui lyriquent avec un rare bonheur leurs Portraits de Femmes... Nous avons beaucoup de chance de pouvoir nous appuyer sur un tel volant de spectateurs sensibles et de plus en plus "pointus", à l'écoute d'artistes investis et à fond dans la philosophie du lieu !


Petit boulot pour vieux clown

Le Grandiloquent, succursale de l'ANPE... on n'avait pas encore connu. Bah ça y est ! Le temps d'un recrutement délirant, mené tambour battant par le prolifique auteur Matei Visniec et subi tambour fracassé par Amélie Vignaux, Hassan Tess et Alain d'Haeyer. Une lecture virtuose et animée qui nous laisse tout démantibulés sur la piste.

 


Le nouveau Flash de Casserole TV

Effervescence dans les studios du Grandiloquent. L’équipe de Casserole TV a débaroulé avec ses cantines de folie et sa totale absence de moyens, compensée par une ingéniosité salutaire.

Ce Flash 4 traite de la méthanisation d'une façon... on va dire éloignée des discours orthodoxes (on s'en doute un peu).

Sur cette photo, Tatiana, alias Charentaise Orthopède, endure avec courage et un grand professionnalisme le tournage de la scène la plus périlleuse; celle où des dizaines de chaussures la submergent... Les Oiseaux d'Hitchcock, c'est peanuts à côté!

 

Le flash 4 est à découvrir ici.

 


Mon Père avait 3 Vaches

Décidément, le Grandiloquent démarre en trombe !

Nous dûmes hélas décliner de nombreuses demandes de réservations pour le solo d'Yves-Marie Le Texier (Compagnie MouTon Major).

Le public a été particulièrement sensible à la justesse du propos, jamais manichéen, à la qualité du jeu. Les rires fusèrent, comme on dit à la Nasa... et les larmes aussi, plus discrètes, mais qui témoignaient de l'intensité de la rencontre.

Plutôt que d'exalter les différences et de célébrer le culte du Moi, comme on le fait si souvent désormais sur les plateaux, Mon Père avait 3 Vaches nous rassemble, et c'est la noblesse du théâtre, du spectacle vivant, que de nous inviter à recoudre notre fraternité.

 


Les Mots-Maillons cartonnent !

Beaux partages irlandais avec la venue de Tristan Le Golvic, sa harpe celtique et les poèmes qui vibrèrent au comptoir du Melrandais. Auparavant, Tristan avait fait un crochet par la Mapa, devant de nombreux résidents enthousiastes. On a parlé breton, musique baroque et souvenirs. Chouette après-midi !

Le Concours de Grandiloquence a quant à lui réuni plus de soixante personnes, dans un Grandiloquent tout neuf et pimpant. Super-ambiance ! Les lauréates 2022, Sylvie, Carole et Céline posent ici avec leurs prix somptueux. À savoir une statuette figurant Patou Zazimuts, le premier orateur omni-directionnel,  une reproduction d'époque du premier moulin à paroles et un fil-encreur pour ne pas perdre le fil de son discours.

 


 

Photos du site réalisées par Meffe &  Alexis Voelin

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